Sous le tapis, la mère…
Artips
Il y a 170 ans, les appareils photo n’étaient pas aussi simples à utiliser qu’aujourd’hui. La photographie existait depuis peu, et il fallait être très patient pour se faire prendre en photo. Pourquoi ? Parce qu’il était interdit de bouger pendant de longues secondes, sinon, l’image était floue !
Ce n’était pas très agréable, bien sûr. Surtout quand on avait envie de se gratter le bout du nez… Mais en général, tout le monde se tenait bien immobile pendant que le photographe faisait son travail. Enfin, presque tout le monde… Les petits enfants, eux, n’y arrivaient presque jamais !

Franz Antoine, portrait de groupe avec quatre femmes, deux hommes et trois enfants, 1850-1860
Les seules fois où ils se tenaient tranquilles, c’était quand leurs mères se trouvaient à côté d’eux. Le problème, c’est qu’à cette époque on aimait bien faire des portraits avec juste l’enfant. Sans sa maman, donc… Mais dès que celle-ci s’éloignait, l’enfant pleurait, courait vers elle, ou se roulait par terre de colère. Alors, que faire ?
Eh bien les photographes ont eu une drôle d’idée : pourquoi ne pas cacher la maman sous un drap ou un tapis ? Comme ça, elle reste à côté, et son enfant est rassuré.

Anonyme, Portrait d’Enfant avec sa mère cachée, vers 1850
Aujourd’hui, lorsqu’on regarde ces images, on voit tout de suite la silhouette de la mère, qui crée une forme étrange sous le tissu. Mais à l’époque, les gens n’avaient pas tellement l’habitude de voir des photographies, et cela ne les choquait pas.
Reste quand même une question : tant d’efforts pour cacher une maman, ça en valait vraiment la peine ? Une photo d’une mère avec son enfant, c’est bien aussi…